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| Photo des intervenants de la conférence. Crédit photo : La French Tech Brest Bretagne Ouest |
"L’IA modifie-t-elle la façon dont on observe et comprend les océans ?" La question est posée par Emmanuelle Dilasser, animatrice de cette table ronde. Pour y répondre : Thomas Kerdreux (CEO de Galeio), Alexandre Tuel (CTO et cofondateur de Galeio) et Quentin Febvre (ingénieur de recherche à l’Ifremer).
Selon Galeio, "l’IA permet de traiter de manière holistique des données complexes à grande échelle". Pour l’Ifremer, "l’IA offre la capacité d’analyser, de traiter et d’exploiter l’intégralité des données".
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| Photo des intervenants de la conférence. Crédit photo : La French Tech Brest Bretagne Ouest |
L’enjeu principal concerne la quantité et la complexité des données à analyser. Le satellite Sentinel-1, par exemple, transmet entre 50 et 100 To d’images par jour. Ces données spatiales couvrent à la fois les missions exploratoires et les observations de routine, avec des images allant des données RVB à l’hyperspectral, en passant par le radar.
Au sein de cette masse de données, les scientifiques cherchent à en extraire des informations pertinentes afin d’expliquer des phénomènes parfois rares. Les prétraitements et les traitements des modèles de fondation (LLM) doivent par conséquent être entraînés sur ces données spécifiques, préalablement qualifiées et calibrées par des experts, parfois peu nombreux dans leur domaine de pointe.
C’est sur la base de ce constat qu’a été initiée la collaboration entre l’Ifremer et Galeio. Les méthodes algorithmiques développées par la startup, appliquées aux données hébergées sur Datarmor, permettront d’identifier plus précisément les informations essentielles pour comprendre l’évolution des tempêtes en Méditerranée, par exemple.
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| Photo des intervenants de la conférence. Crédit photo : La French Tech Brest Bretagne Ouest |
Comment ? Les intervenants citent notamment l’exemple de l’imagerie radar, largement utilisée dans le domaine océanographique. Le développement de modèles auto-supervisés permettra de passer rapidement des données brutes à l’identification des phénomènes observés, au moyen de requêtes simples, telles que : "Détecter les icebergs dans cette zone".
Parmi les autres applications évoquées figurent notamment le rôle de l’océan dans la formation des cyclones, la glace de mer, qui constitue un obstacle majeur pour la navigation, ou encore la pollution marine par les nappes d’hydrocarbures.
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| Photo des intervenants de la conférence. Crédit photo : La French Tech Brest Bretagne Ouest |
Il est question de jumeaux numériques, destinés à tester divers scénarios et à soutenir la prise de décision, afin de s’adapter au changement climatique ou de déployer des énergies marines renouvelables (EMR).
La question de la souveraineté commerciale et de la défense est également abordée. En acoustique sous-marine, notamment pour la communication entre drones sous-marins, l’utilisation de l’IA présente un intérêt particulier.
Enfin, l’océan de demain implique également un accès facilité aux données, essentiel pour développer de nouveaux algorithmes et déployer des solutions innovantes.
